L’ancien président du MCG aurait cédé son parti à Monsieur Bougouères moyennant une somme considérable. Fait des plus surprenants : l’image du chef de l’État aurait été associée à l’emblème d’un parti politique dont le candidat est pourtant légitimement reconnu.
Face à cette situation, il convient de mettre en garde contre les fossoyeurs de la République, auxquels le Président de la Transition, Brice Oligui Nguema, et son entourage doivent demeurer vigilants. Ces « bandits de la République » sont nombreux. En effet, plusieurs partis politiques, en mal de ressources financières, gravitent autour du Président et de son entourage dans le but d’obtenir des fonds en échange d’un soutien inconditionnel à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Parmi ces manÅ“uvres douteuses, il convient de citer le cas du parti dirigé jusqu’alors par Mesmin Parfait Ella, cédé à Monsieur Alain Simplice Boungouères pour plusieurs millions de francs CFA, avec des documents attestant la vente comme preuves à l’appui. Cette transaction aurait fait l’objet d’accords signés et d’une cérémonie officielle, s’apparentant à un congrès d’acquisition, intronisant Monsieur Boungouères en qualité de président entrant.
Cependant, plusieurs sources indiquent que, malgré cette cession, l’ancien président aurait perçu une importante enveloppe financière au nom du parti, bien qu’il n’en soit plus le représentant légal. En effet, ayant cédé cette formation politique et transmis ses pouvoirs à Monsieur Boungouères, il ne saurait logiquement en tirer davantage profit. Des documents adressés au ministère de l’Intérieur confirment d’ailleurs la signature de Mesmin en tant que président sortant. Si les faits sont avérés, cette situation pourrait s’assimiler à une escroquerie manifeste, doublée d’un abus de confiance et d’une usurpation d’identité. Il semble inconcevable qu’un individu puisse prétendre aux bénéfices d’un parti qu’il a publiquement reconnu avoir vendu et pour lequel il a déjà perçu une importante somme d’argent.
Dans un contexte où la campagne électorale bat son plein, de nombreux partis politiques semblent animés par une soif inextinguible de privilèges et de financements rapides, souvent au prix de stratagèmes peu scrupuleux. Comme le dit l’adage, « les mauvaises habitudes ont la peau dure », et face à de telles pratiques, il devient difficile d’envisager une progression sereine vers la prospérité tant espérée.
Une mise en garde solennelle s’impose donc à l’ensemble des candidats : soyez prudents, car tous ceux qui viennent à vous ne sont pas nécessairement animés de bonnes intentions. En bon entendeur, salut.
Nous y reviendrons plus en détail sur cette affaire !